Visiter Figuig

Visiter Figuig

Figuig est la capitale provinciale (n°53) de la région orientale et une importante oasis saharienne déclarée comme bien culturel de l’UNESCO. Elle se situe à côté de la frontière algérienne et survit dans le désert du Sahara, même si elle est déconnectée du reste du pays.

Elle se trouve au pied du plateau de l’Atlas Saharien, à 900 mètres d’altitude, et est entourée d’une grande palmeraie née à partir des puits que l’on retrouve.

Elle a énormément prospéré grâce aux routes caravanières. Aujourd’hui, il s’agit d’un petit centre administratif et agricole local. On y cultive des dattes et des fruits. Son artisanat doit également être souligné. Etant donné que la frontière algérienne est fermée, le commerce transfrontalier a complètement disparu.

La ville se compose de sept Ksar (forts) et de quartiers anciens. Le plus grand est le Ksar Zenaga, constitué de constructions berbères fortifiées, aux rues labyrinthiques, traditionnelles et voûtées qui permettent de combattre la chaleur de ces terres pré-sahariennes. On remarque aussi les tours de surveillance et le minaret octogonal du XVIème siècle. Nous vous recommandons une promenade à travers son immense palmeraie.

Il faut souligner son artisanat, spécialisé dans la fabrication de tissus traditionnels comme les tapis, les djellabas et les couvertures. La vannerie polychrome se sert du palmier (matière première typique dans les zones orientales et dans les steppes) pour produire des couscoussiers, des plats pour le couscous, des Midounas et des Tbaq, paniers plats, doux, aux bords évasés pour préparer le couscous (Taam ou Berkoukech-mhamsa). La troisième catégorie d’artisans utilise le bois, le fer et l’argile pour fabriquer des ustensiles de cuisine et des meubles.

Etant donné qu’elle est située en-dehors des principales routes, l’affluence touristique est assez faible. Figuig est intéressante pour son urbanisme traditionnel berbère et sa palmeraie. Elle constitue aussi une base pour les routes partant dans le désert et allant en direction de Merzouga, Errachidia et Oujda.

En été, beaucoup de Marocains originaires de la ville et résidant à l’étranger ou dans d’autres villes du royaume y retournent.

Le Festival International des Cultures Oasiennes est très célèbre.

La faible offre touristique est assez simple: on retrouve la Maison de Nanna, un hôtel de luxe dans le ksar Zenaga, le classique Hôtel Figuig, plusieurs petits hôtels et un camping.

ALENTOURS

Oasis d’Ich

À 80 km au nord, dans une zone montagneuse proche de la frontière, on peut accéder depuis Bouarfa, à 110 km, à une oasis isolée en raison de l’aridité de son environnement mais d’une grande beauté naturelle, avec de nombreuses sources et un petit lac avec des plaines maraîchères.
Il s’agit d’un village berbère fondé au XIIIème siècle. Il possède une kasbah en ruines et, dans ses environs, nous pouvons retrouver des peintures préhistoriques.
C’est un lieu composé d’un grand nombre de sanctuaires religieux, qui constituent des lieux de pèlerinage.

ROUTE D’OUJDA 376 Km.

Elle traverse l’Atlas saharien en direction du plateau de Rekkan, une région de steppes aride, apte pour l’élevage extensif et les cultures de terres non irriguées.
Elle traverse ensuite les monts de Jerada pour arriver à Oujda.

La route part en direction du nord et passe par les contreforts orientaux de l’Atlas en traversant le village d’Abou el Khat.

Bouarfa, à 108 km, est le centre de la tribu des Beni Guil. On y retrouve un ancien centre minier de manganèse à la fin de l’ancienne voie de chemin de fer.
Elle est devenue le centre administratif commercial de la région et constitue un marché de bétail.
C’est l’endroit idéal pour faire une halte et manger une spécialité, faire le plein d’essence ou même pour dormir dans l’un de ses deux hôtels populaires.
La route suit la voie de chemin de fer minière construite par les Français en 1930. Elle va jusqu’à Oujda et jusqu’au port algérien de Ghazzauet.
À 7 km du village se trouvent les anciennes mines de manganèse.

Une réserve de faune saharienne avec des gazelles et des oiseaux est située à proximité.

La route passe ensuite près du lac artificiel d’Hamou Ourzag, avant d’arriver à Tendrara, à 178 km, un centre administratif local et un marché de bétail peu développé. À partir de là, des routes s’introduisent dans le plateau du Rekkam en passant par le souk de Matarka. 

Aït Beni Mathar, à 219 Km, est un ancien poste militaire français qui faisait du commerce avec l’Algérie.
Actuellement, c’est un centre d’élevage d’agneaux. Il faut absolument visiter la source de Ras el Aïn et les Cascades de l’Oued El Haï.

Jerada se trouve à 274 km dans les montagnes de Jerada. Cette capitale provinciale est aussi une zone d’anciennes mines, aujourd’hui abandonnées. On y retrouve des restes des installations minières, qui sont entourées d’habitats dégradés. Une centrale thermique de gaz s’y trouve encore.
Le Festival Ennahri est très célèbre.

ROUTE D’ERRACHIDIA 390 km.

Elle part de Bouarfa et traverse le plateau de Tamletf, au sud du Grand Atlas, en passant par la vallée aride de l’Oued Guir, avant d’atteindre Errachidia dans la vallée du Ziz.
La plaine de Tamletf est parsemée de Dayas, des zones où l’humidité de la pluie est retenue et où de la végétation pousse.

Mengoub, à 164 km, est un poste de contrôle militaire avec la frontière algérienne. Elle constitue, avec le village proche d’Ain Ech Chair, à 182 km, une étape de route utilisée par les amoureux des véhicules tout-terrain. Des routes y partent en direction du nord, de l’Atlas Saharienne, du plateau de Rekkam et de Talsinnt.

Bouanane, à 240 km, est une oasis et une petite localité rurale de route avec de jolis paysages de montagne et des petits villages traditionnels situés à proximité.
En novembre, on y célèbre le festival des cultures d’origine.
Au nord, nous pouvons emprunter la route qui se dirige vers l’oasis Ksar Takoumit.
Plusieurs chemins partent de cet endroit, ainsi qu’une route vers l’Atlas, et passent par les centre régionaux de Bni Tadjite et de Talsinnt avant d’atteindre Missour.

Boudnid à 306 km.

Il s’agit d’une petite ville agricole située sur le plateau saharien, à côté du fleuve Guir. On y retrouve plusieurs kasbahs. Elle est dominée par les montagnes du Djebel Khan el Ghar.

C’est un endroit idéal pour faire une halte lors des voyages en tout-terrain.
Vers le nord, on retrouve les villages de BNI TADJITE et de TALSINNT. Ce dernier est devenu célèbre en raison de la découverte de pétrole il y a quelques années.

Ces routes continuent à travers le plateau de Rekkam, jusqu’à atteindre la région de Guercif et d’Oujda dans le nord du pays. Elles traversent aussi l’Atlas jusqu’à la vallée du Muluya en passant par Missour.

Vers le sud, on retrouve des routes qui entrent dans le désert et mènent à la région du Tafilalet ainsi qu’à Erfoud.

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